Lauréats des Prix 2013

Plus de 30 jeunes leaders venant de 9 pays à travers le monde ont été nominés pour ces prix. Nous sommes vraiment honorés et inspirés par leur candidature et applaudissons le travail incroyable qu’ils accomplissent pour améliorer leur communauté.

Jeunesse Canada Monde honore les réalisations des lauréats des Prix Jeunes Leaders 2013 :

web4Samuel Wakangu – Prix d’excellence ancien de JCM – outremer, Kenya
Jennifer Martin – Prix d’excellence ancien de JCM – Canada
Kahlil Baker – Prix innovation jeunesse, Canada / Nicaragua
Les trois jeunes ont reçu leur prix des mains du président du conseil d’administration de JCM, Colin Robertson, et de la présidente et chef de direction, Rita S. Karakas, lors d’une cérémonie qui s’est tenue le 5 novembre dernier à Ottawa.

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Les Prix Jeunes Leaders de Jeunesse Canada Monde soulignent les réalisations exceptionnelles de jeunes originaires du Canada et de l’étranger qui sont engagés dans des initiatives novatrices faisant la promotion de la paix, de la compréhension interculturelle et du développement communautaire et international. Plus de 30 jeunes leaders exceptionnels étaient en nomination cette année. Les lauréats reçoivent chacun 3 000 dollars de contribution à leur projet.

Et maintenant, nous avons le plaisir de vous présenter les lauréats 2013!


Prix d’excellence Ancien de JCM – Canada

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Jennifer Martin

Fondatrice, Thrive, Canada

Élevée dans la région de Midland et de Penetanguishene, Jennifer Martin a grandi au sein d’une communauté estivale. Les mois d’été amenant un gonflement de la population par les propriétaires de chalet et la saison hivernale, était plus calme et plus repliée. Pour faire en sorte que Jennifer soit une bonne nageuse en été et qu’elle soit occupée en hiver, ses parents l’inscrivirent au YMCA de Midland. De l’âge de 2 à 18 ans, elle est une membre active du YMCA où elle excelle en natation, décroche son premier emploi de maître-nageuse et s’implique activement au sein des programmes de leadership jeunesse du YMCA.

C’est son implication auprès du YMCA qui lui vaut, en 2003, de prendre part à un programme de Jeunesse Canada Monde. Jennifer se rend alors au Honduras avec 17 autres participants du YMCA Advanced Youth Leadership Program pour un échange culturel d’un mois. C’est sa première expérience dans un contexte de « monde en voie de développement » et elle arrive au Honduras « naïve » mais pleine de bonne volonté. Elle en repart plus informée, plus humble, et avec un profond respect des différentes façons de vivre, ayant compris la force inhérente des peuples et des communautés.

Un an après son expérience JCM, elle s’inscrit à l’Université de Western Ontario an programme de baccalauréat en sciences infirmières. Voilà qui lui permet de faire le lien avec son envie de travailler auprès de communautés du Sud. Au cours de sa première année d’études, elle retourne au Honduras afin d’y travailler pour un centre où l’on recueille des enfants de la rue. Plein de bonnes intentions, le lieu abrite des enfants merveilleux, mais il ne parvient pas à leur donner ce dont ils ont besoin. Une fois son diplôme en poche, elle se consacre à sa carrière d’infirmière au Canada, travaillant à la fois dans un hôpital et dans la communauté où elle fait des visites. En 2009, Jennifer prend une pause professionnelle et se rend en Ouganda où elle travaille dans un orphelinat. L’institution, qui accueille des enfants « abandonnés » constitue pour elle un véritable choc. C’est là qu’elle commence à comprendre : que ce soit en Ouganda ou ailleurs dans le monde, la plupart des enfants que l’on trouve dans les orphelinats ne sont pas des orphelins, mais des enfants abandonnés par des parents trop pauvres pour les nourrir. Elle comprend aussi que de nombreux orphelinats, loin d’être des lieux de soins, sont gérés comme des entreprises qui souhaitent garder les enfants au risque de les priver d’une vie de famille. Elle décide de faire son possible pour éviter aux enfants de grandir dans de tels lieux. De là lui vient l’idée de fonder Thrive en Ouganda, avec l’objectif de travailler dans la région où elle a rencontré les premiers enfants qui lui ont inspiré son projet. En consolidant les familles et en engageant la participation des communautés, Thrive œuvre pour prévenir l’abandon des enfants, réunir les enfants placés en institutions avec leur famille et s’assurer que tous les enfants ont la possibilité de vivre et de s’épanouir chez eux.

Jennifer a un profil de leader dans la conception de programmes qui soutiennent les jeunes et les familles, créant ainsi davantage d’opportunités d’apprentissage et de renforcement des collectivités.

Pour en savoir plus sur Jennifer et le travail de Thrive : http://www.thriveuganda.org/

In pink-Lillian Nazziwa, in blue Allan Kyambadde,in red short Laurent Bagenda, baby Stella Namirimo & mother Miria Kabeera

Miria Kabeera et ses enfants, sont l’une des familles appuiyé par Thrive en Uganda.

 


Prix d’excellence Ancien de JCM – Outremer

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Samuel Wakang’u Kiarie

Fondateur, CVSK, Kenya

Samuel Wakang’u Kiarie, qui a récemment obtenu un baccalauréat en sciences de l’éducation environnementale à l’Université Kenyatta, poursuit actuellement des études pour acquérir une maîtrise en études environnementales et développement communautaire.

L’aîné d’une famille de 9 enfants, Samuel a grandi au sein d’une petite ferme du centre du pays, dans le district de Kiambu, à 50 km au nord-ouest de Nairobi, la capitale kényane. Pendant ses études secondaires, Samuel a commencé à faire du bénévolat pour l’organisation KENVO (Kijabe Environment Volunteers Organization). Son énergie et son travail auprès de KENVO font de lui un bon candidat pour un programme Jeunesse Canada Monde/KENVO dans le cadre des programmes d’échange Sud-Sud entre la Tanzanie et le Kenya, en 2004-2005 et de nouveau en 2006-2007, dans le cadre de l’échange Jeunes leaders en action (JLA) entre North Bay, en Ontario et Kilimandjaro, Chamazi, en Tanzanie.

C’est au cours de ses activités de bénévole dans le cadre de ses échanges Jeunesse Canada Monde-KENVO que Samuel a appris, dit-il : « à devenir un citoyen du monde responsable ». Son expérience lui a permis de découvrir les problématiques environnementales et le développement communautaire dans une optique interculturelle. L’assurance et les compétences en leadership qu’il a acquises à travers ses expériences lui ont fait prendre conscience d’une chose : il pouvait faire plus. Soucieux de la préservation de la biodiversité locale et prenant en considération la communauté locale pour garantir un développement durable, il a décidé de se concentrer sur la jeunesse locale et sa capacité à influer des changements dans son environnement direct. C’est avec cet objectif en tête que Samuel a fondé l’organisation CVSK (Comunity Volunteers Service Kenya).

CVSK œuvre à promouvoir et améliorer les moyens de subsistance et le niveau d’alphabétisation auprès des jeunes tout en s’efforçant de garantir une durabilité environnementale. L’organisation y parvient en proposant informations et expériences qui conjuguent éducation, environnement, moyens de subsistance, professionnalisme et croissance personnelle et le rôle des jeunes dans les initiatives de développement durable. Parmi ses nombreuses activités, CVSK dispense des cours en éducation environnementale, des programmes de sensibilisation et de bénévolat dans 8 écoles de la région et organise divers camps pendant lesquels les jeunes découvrent des activités telles que la motivation au développement de carrière, la résolution de problème, le leadership, l’entrepreneuriat, la santé holistique, la communication interculturelle, l’établissement d’objectifs, la reconnaissance de sa valeur dans le succès ; la gestion de ses finances personnelles et la valeur du bénévolat. Les derniers camps comptaient plus de 184 jeunes participants venus non seulement du Kenya, mais aussi de Tanzanie, du Rwanda, et du Canada.

Samuel a un profil affirmé de leader d’initiatives de développement durable orientées vers les jeunes au sein de sa communauté. C’est un mentor et une inspiration pour les jeunes, non seulement dans son pays d’origine, mais aussi pour des jeunes de communautés du monde entier.

 

School educational study in Kereita forest.

Escursion scolaire de CVSK, forêt Kereita, Kenya.


Prix Innovation Jeunesse

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Kahlil Baker

Co-fondateur, Le Projet communautaire de carbone Limay au Nicaragua par EnRacine, Canada

Voilà de nombreuses années que Kahlil Baker travaille dans le domaine de la sylviculture canadienne. Il est titulaire d’une maîtrise en biométrie forestière de l’Université de la Colombie-Britannique, d’un diplôme en économie de l’Université Concordia, d’un certificat en permaculture obtenu au Costa Rica ainsi que d’un certificat de perfectionnement professionnel en création d’entreprise. Il effectue actuellement des recherches pour son doctorat en économie forestière à l’Université de la Colombie-Britannique tout en assumant le poste de directeur exécutif pour l’organisation Enracine.

Fort de plus de 12 ans d’expérience dans le secteur agricole et les projets de reforestation en Amérique centrale, Kahlil Baker conçoit des approches novatrices afin de faire des exploitations forestières communautaires une option d’utilisation des terres économiquement viable pour les paysans de subsistance. Il est le cofondateur de l’organisation EnRacine et lança le projet communautaire de carbone Limay dans la communauté rurale de San Juan de Limay, au Nicaragua. Sa responsabilité première auprès de l’organisation est de superviser tous les aspects des opérations forestières. Cela implique le respect de normes internationales rigoureuses en matière de carbone forestier, l’élaboration d’un inventaire forestier et d’une méthodologie d’inventaire et de comptabilisation du carbone ainsi que la supervision de l’équipe opérationnelle à la fois au Canada et au Nicaragua. Kahlil travaille également au développement de partenariats internationaux afin de promouvoir le projet.

Le projet communautaire de carbone Limay se sert de la reforestation comme moyen de restaurer les écosystèmes, d’offrir davantage de modes de subsistance et de réagir au changement climatique. Il collabore avec des familles possédant de petites exploitations agricoles au Nicaragua pour reboiser des parties sous-exploitées de leurs terres. Les paysans reçoivent de l’argent pour services rendus à l’écosystème lorsqu’ils atteignent des objectifs prédéterminés de croissances et de survie des arbres. En faisant de la reforestation une option d’utilisation des terres viable économiquement et conforme à un plan de gestion holistique de l’agriculture, le projet contribue à une amélioration de la couverture forestière, à une restauration d’un bassin hydrographique proche et à une amélioration de la qualité de vie des résidents de Limay. Depuis 2012, 240 familles dans des communautés rurales différentes sont directement impliquées dans ce projet. Plus de 60 nouvelles familles devaient les rejoindre en 2013. Le projet est principalement financé grâce à la vente de services écosystèmes sous la forme de crédits carbone par le biais d’entreprises partenaires en Amérique du Nord et en Europe qui font la promotion du projet auprès des particuliers et des entreprises qui souhaitent assumer les conséquences de leur empreinte carbone.

Leader en approches novatrices au développement économique communautaire, Kahlil a à cœur de garantir que l’environnement et les membres de la communauté soient au centre du travail et de l’expansion des projets d’EnRacine.

Pour en savoir plus sur le projet communautaire de carbone Limay : http://www.enracine.org/

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Producteurs installant une clôture, San Juan de Limay, Nicaragua.

 Laureats 2012

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