Témoignages

Rita Wakelin

Ancienne volontaire, programme Jeunes leaders en action, Honduras et Ontario

Aimerais-tu vivre l’expérience Jeunesse Canada Monde ? Dans ce programme, les défis sont autant sur le plan physique que mental ou émotif. Tout au long du programme, pendant tes activités de bénévolat et d’apprentissage, tu auras de nombreuses occasions de nourrir ta croissance personnelle et ton développement. Tu sortiras de ta zone de confort franchiras tes limites et tu dépasseras des obstacles. Pendant ce programme, tu n’as pas d’autre choix que de te prendre en main, d’assumer des rôles de leadership et d’être responsable de tes actes. Ce ne sera pas toujours facile. Tu feras l’expérience de choc culturel, d’isolement, de frustration et parfois même de peur. Mais tu bénéficieras de la présence et du soutien de 17 autres bénévoles et de 2 superviseurs. Tu auras d’ailleurs, toi aussi, l’occasion d’apporter ton soutien à d’autres. C’est ensemble que vous apprendrez et que vous vous découvrirez. Et c’est avec un ou une homologue que tu vivras dans une famille et une communauté d’accueil.

Pendant cette période, tu étudieras une autre langue, le développement international et la durabilité et tu développeras tes facultés critiques. Tu analyseras diverses cultures tout en en apprenant davantage sur ta propre culture, au-delà des stéréotypes, pour reconnaître les similarités entre pays différents. Tu apprendras comment motiver les autres et comment trouver ta propre motivation, tu mèneras tes propres explorations, tu apprendras par toi-même et tu entreprendras des projets personnels. Tu apprendras de tes échecs et tireras une grande fierté de tes succès.

Tu apprendras, avec ton groupe, comment réellement aimer et respecter les autres et comment t’aimer et te respecter toi-même. Au fil de ce processus, tu tisseras certains des liens les plus significatifs de ton existence.

Si tu as déjà eu envie de jouer un rôle de leader, mais que tu n’en avais pas encore eu le courage, voilà une occasion à ne pas rater ! Après ce programme, tu ne verras plus les choses de la même façon et tu ne seras plus tout à fait la même personne non plus. Ce sera l’une des expériences les plus marquantes de ta vie, en plus d’être le début d’un merveilleux voyage et, comme ce programme, ton expérience sera aussi personnelle qu’unique.

Alors ? De taille pour relever le défi ? »


Winnie Lam

Ancienne volontaire, programme Jeunes leaders en action, Kenya et Winnipeg

Je m’appelle Winnie Lam et je viens de Toronto, au Canada. En tant que participante au programme Jeunes leaders en action 2012-2013 Winnipeg-Kenya, j’ai eu la possibilité de vivre et travailler pendant deux mois dans une petite ville appelée Kimende, située dans le centre du Kenya. Je me suis inscrite au programme de volontariat parce que j’estime que lorsqu’on a le désir et l’occasion d’aider les autres, il faut le faire. Dans le petit village kényan de Kambaa, j’ai travaillé dans un hôpital privé où j’ai, avec d’autres volontaires, prêté main forte aux infirmières, aux administrateurs, aux paysagistes et même au personnel de la cuisine de l’hôpital.

Mes activités préférées étaient de peser les bébés kényans et d’assister l’infirmière Winnie dans l’administration des vaccins. Lors de chacune de mes journées de travail, j’avais le sentiment d’accomplir quelque chose, même si ma contribution semblait parfois bien modeste. Cela comptait beaucoup pour le personnel, en tout cas. Winnie, l’infirmière, me disait toujours « Dieu te bénisse » ou encore « Bénie soit ton âme ». Je ne suis pas croyante, mais les remarques chaleureuses de Winnie m’ont toujours donné un sentiment de satisfaction face au travail accompli ici, au Kenya.

J’ai le privilège de faire partie de cette merveilleuse équipe composée de kényans formidables et de Canadiens sympathiques. Je les considère désormais tous comme des membres de ma famille. Ce sera triste, le jour où les Canadiens quitteront le Kenya pour rentrer au Canada, mais je n’oublierai jamais ce que David Kuria, Directeur de KENVO, nous a dit : «… le programme ne prend pas fin le premier mars, il commence ce jour-là. » Ses paroles positives m’ont donné envie, quand je serai de retour dans ma communauté à Toronto, au Canada, de souligner le travail durement accompli par l’équipe et moi-même ces six derniers mois à Winnipeg et à Kimende. Ces six mois ont été fabuleux. Thank you, merci, et Asante sana ! »


Lori Pittauttuq Tagoona

Ancienne volontaire, programme Jeunes leaders en action, Ukraine et Colombie-Britannique

Je suis une Inuite de la région du Kivalliq, résidente de Rankin Inlet. J’étais la seule autochtone de mon groupe d’échange, ce qui m’a donné un choc et m’a terrifiée : c’était la première fois que j’allais être loin d’autres Inuits pendant une période prolongée. Après avoir vécu et étudié à Ottawa, où j’ai beaucoup appris sur la colonisation, j’étais devenue très ethnocentrique, et la culture du sud du Canada ne me plaisait pas. Cela dit, mon échange JCM m’a enseigné que les gens sont tous égaux, peu importe d’où ils viennent, et j’avais tort d’avoir une telle opinion de ceux du sud. J’ai rencontré beaucoup de personnes extraordinaires durant mon programme.

La santé étant le thème dominant, j’ai travaillé comme aide-éducatrice dans une maternelle d’Ukraine, pour la Women’s Resource Society of the Fraser Valley et en tant que conseillère auprès des jeunes témoins de violence pour le programme Children Who Witness Abuse en Colombie-Britannique. J’étais très proche de mon homologue, Olga Kyts. Elle est expressive, divertissante, attentionnée, passionnée et appliquée ; nous gardions un œil l’une sur l’autre pour que tout aille bien. Elle m’a fait découvrir sa famille et ses traditions. J’ai cueilli des prunes près de sa ferme, goûté à la délicieuse cuisine de sa mère, rendu visite à sa sœur à Rivne et même assisté au mariage de son cousin. Elle se marie en septembre, et j’espère pouvoir m’y rendre pour voir sa famille et connaître son époux !

Il y a un dicton qui conseille de regarder les choses avec les yeux d’une souris et ceux d’un bison, d’abord pour voir ce qu’on a directement devant soi, puis pour prendre du recul et avoir une vue d’ensemble. Il m’est plus facile de faire un pas en arrière pour m’évaluer et analyser mes actions maintenant que j’ai participé au programme Jeunes leaders en action de JCM. »


Kelsey Hamil

Ancienne volontaire, programme de stage Éduc-o-monde, Inde

C’est en travaillant pour Seva Mandir, l’une des organisations partenaires d’Éduc-o-monde en Inde, que j’ai vécu le plus de moments forts et d’occasions intéressantes pendant mon stage Éduc-o-monde. J’ai aidé à organiser le premier événement de sensibilisation du public de Seva Mandir. Cet événement visait à souligner la semaine du « plaisir de donner » en Inde, où tout le pays est invité à faire un don, peu importe de quoi il s’agit. Après une semaine de planification, nous avons installé un stand au centre commercial, ce qui a suscité beaucoup d’attention et a encouragé les dons à la campagne pour les enfants d’Udaipur. Nous avons fabriqué des arbres sur lesquels nous avons affiché des messages en forme de feuille rédigés par des habitants d’Udaipur pour les montrer aux écoliers de milieux ruraux qui bénéficient de la campagne. L’événement a été couronné de succès, ce qui a entraîné l’organisation d’événements de collecte de fonds et de mobilisation du public similaires.

J’aimerais partager une anecdote que j’ai vécue pendant que je travaillais dans la communauté. Ça m’a aidée à m’y sentir chez moi, et je m’en souviendrai toute ma vie. Avant de quitter mon lieu de travail communautaire, après avoir animé une discussion au sein d’un groupe de femmes, je voulais m’assurer de dire au revoir de façon correcte à tout le monde. Au cours de l’étude, il m’avait été très difficile d’interagir avec ces femmes, puisque nous ne parlions pas la même langue. Ce jour-là, j’ai essayé de leur faire mes adieux respectueusement en disant « namaste ». L’une des jeunes femmes, parlant tout doucement, m’a répondu « namaste didi ». « Didi », en langue hindi, signifie « sœur ainée », ce que j’aurais normalement trouvé amusant, mais il s’agit d’un terme très respectueux. Ce moment illustre pour moi ma relation avec cette communauté villageoise, une relation marquée par un grand respect. J’espère pouvoir entretenir une excellente relation avec les femmes de ce village, mais aussi établir le même genre de relation fondée sur le respect dans les autres endroits que je visiterai. »


Marg Toronchuk

Ancienne volontaire, programme Jeunes leaders en action, Indonésie et Nouvelle-Écosse

Pour mon programme JCM j’ai œuvré dans les domaines de l’agriculture et du développement communautaire en Nouvelle-Écosse et au Sulawesi. J’ai grandi dans une famille canado-ukrainienne sur une ferme de Vegreville, en Alberta ; une ville de 6 000 habitants avec seulement une famille d’origine asiatique. Me rendre dans l’est du Canada était pour moi une étape importante et explorer l’Indonésie une aventure plus impressionnante encore. Pour beaucoup d’entre nous, c’était la première fois que nous partions sans nos parents. Il fallait apprendre à vivre et à travailler en harmonie, à s’adapter. Au Sulawesi, nous sommes, pour la première fois, entrés en contact avec la culture musulmane. Beaucoup, parmi les Indonésiens les plus âgés de notre communauté d’accueil de Baranti, nous prenaient pour des Néerlandais et ignoraient totalement où se trouvait le Canada. Nous avons souvent du expliquer ce que cela signifiait d’être Canadien.

Je suis retournée à Baranti en mai 2011 lors d’un séjour en Indonésie pour des retrouvailles d’anciens de JCM. Nous nous sommes rendus de Makassar à Tana Toraja, un site classé au patrimoine mondial par l’UNESCO, et avons fait un bref arrêt à Baranti le temps de faire quelques photos et de voir ce qui avait changé. Tandis que nous parlions avec une jeune mère et son amie, nous nous sommes vite retrouvés entourés d’enfants, de voisins et d’un représentant des autorités locales, mais une plus grande surprise nous attendait lorsque le chef du village a dit se souvenir de notre groupe. J’étais particulièrement dubitative jusqu’à ce qu’il décrive un membre de notre équipe JCM. Il nous a ensuite montré du doigt une route toute proche, couverte de gravier et nous a dit qu’elle avait été baptisée Jalan Canada en notre honneur. Soudain, les souvenirs de nos travaux sur cette route me sont revenus par vagues. J’étais submergée par l’émotion… et ravie d’avoir fait ce long voyage depuis le Canada.

Le fait de vivre auprès de gens possédant si peu de biens matériels mais une immense richesse dans leur mode de vie et dans leur communauté a eu un réel impact sur moi. De bien des façons, le Programme JCM m’a donné l’inspiration nécessaire pour devenir la citoyenne du monde que je suis aujourd’hui. Je me sens tout à fait à l’aise lorsqu’il s’agit de vivre et de voyager dans d’autres pays et je continuerai à rechercher des expériences culturelles authentiques bien au-delà des paramètres habituels des circuits touristiques.

Marg dirige actuellement des programmes au sein du Centre pour la Communication Interculturelle à l’Université de la Colombie-Britannique et enseigne la communication interculturelle à des étudiants asiatiques. »


David Harris Zemans

Ancien volontaire, programme Jeunes leaders en action, Bolivie et Nouvelle-Écosse

Au Canada, j’ai travaillé dans une ferme de Nouvelle-Écosse. En Bolivie, j’ai planté des pommes de terre dans les Andes, à une altitude moyenne de 3 600 mètres. Dans les deux cas, j’ai vécu une expérience formidable qui a radicalement changé ma perception et ma compréhension du Canada et du monde en général.

Pour quelqu’un qui, comme moi, a grandi à Toronto, le fait de se retrouver dans une zone rurale de la Nouvelle-Écosse et de vivre dans une ville de moins de 1 000 habitants représentait un changement et un défi immenses. Je m’étais préparé aux énormes différences culturelles entre le Canada et la Bolivie, mais je ne m’attendais pas à vivre des différences aussi importantes sans même quitter le Canada. Je me suis vite rendu compte à quel point le Canada était vaste et passionnant. J’ai tellement apprécié mon séjour en Nouvelle-Écosse que je suis retourné à l’école de droit de Dalhousie, et que j’ai vécu trois ans à Halifax. C’est d’ailleurs là que j’ai fait la connaissance de mon épouse ; encore une bonne raison de remercier JCM.

J’étais très proche de mon homologue et de ma famille d’accueil en Nouvelle-Écosse. Le hasard a fait que leur fils s’est retrouvé dans mon cours de droit plusieurs années plus tard. Le monde est petit.

L’échange auquel j’ai participé en 1985 avec JCM a été une expérience révélatrice qui m’a poussé dans la voie d’une carrière internationale. Elle m’a apporté une perspective globale et une bien meilleure appréciation du Canada. J’avais eu du mal à accepter l’idée de prendre une année entre le secondaire et l’université, mais je sais maintenant que c’était le meilleur choix à faire. Vingt-six ans plus tard, mon sentiment de reconnaissance est toujours aussi fort.

David est reconnu comme étant l’un des plus grands avocats spécialisés en sociétés de financement par capitaux propres dans le guide d’experts publié par la International Financial Law Review et l’un des meilleurs avocats d’affaires en financement de projets de toute l’Asie. »

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