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mar, 29 mai 2018

JCM se prépare aux transformations dans le financement du développement

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OTTAWA, ON (29 mai 2018) – Les ministres des Finances et du Développement international du G7, y compris la ministre canadienne du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, se rencontreront à Whistler, en Colombie-Britannique, le 31 mai prochain. Le thème de la réunion sera « Investir dans la croissance économique qui profite à tout le monde ». Selon la Ministre Bibeau, la recherche de nouveaux moyens d’attirer davantage d’investissements privés dans les pays en développement sera un élément clé des discussions. Le Canada est l’un des pays donateurs, et fer de lance en matière d’instruments de financement novateurs pour relever les défis du développement mondial, comme en témoigne l’annonce par la Ministre Bibeau d’un nouveau partenariat pour financer l’égalité des sexes dans les pays en développement accompagné d’un appel au secteur privé, aux investisseurs et philanthropes, pour contribuer à l’effort.

Saviez-vous qu’il faudra de 5 à 7 milliards de dollars pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) fixés par les Nations Unies pour mettre fin à la pauvreté dans le monde? Entre-temps, l’aide publique au développement (APD) a atteint un sommet ces dernières années à 150 milliards de dollars. Toutefois, la majorité des pays donateurs, y compris le Canada, n’ont toujours pas réussi à atteindre l’objectif de 0,7% du revenu national fixé par la communauté internationale pour l’aide publique au développement. La participation du gouvernement, grâce à une augmentation de l’APD, est un élément clé des approches de financement mixte et une étape cruciale vers l’obtention de résultats dans le développement : cette question doit être discutée lors de la réunion du G7.

C’est pourquoi cette réunion du G7 est si importante. La capacité des gouvernements, les agences multilatérales et les ONG internationales à mobiliser une variété de sources de financement seront essentielles pour réduire les risques financiers et accroître l’impact sur le développement, tout en gardant la route pour atteindre les objectifs d’APD.

De nombreux pays se penchent actuellement sur les approches de financement mixte, défini comme l’utilisation du financement traditionnel du développement pour attirer et canaliser les capitaux privés vers les investissements pour l’impact du développement. Ils se sont formés comme un mécanisme permettant aux investisseurs privés d’entrer dans les marchés des pays en développement avec un risque considérablement réduit. En combinant le financement du développement et le capital privé, les investisseurs peuvent soutenir l’impact social tout en obtenant un taux de rendement du marché ajusté au risque, et les responsables de la mise en œuvre du projet peuvent se concentrer sur l’atteinte des résultats sur le terrain.

La majorité des jeunes du continent africain « ne travaille pas, ne fait pas d’études ou ne suit pas de
formation », principalement en raison du manque d’opportunités d’emploi formel, de compétences limitées et d’inadéquation entre les compétences et la demande en main-d’œuvre. Les jeunes femmes sont touchées de manière disproportionnée par le chômage chez les jeunes. Jeunesse Canada Monde, en lien avec les ODD et la Politique d’aide internationale féministe du Canada (PAIF), s’est penchée sur la façon de lutter contre le taux de chômage élevé chez les jeunes de la région, plus particulièrement en Afrique subsaharienne. Forte de ses antécédents en matière de programmes internationaux pour les jeunes, Jeunesse Canada Monde cherche s’inscrire dans la logique du financement mixte, et explore les obligations d’impact au développement (ou DIB, Development Impact Bonds ), comme solution novatrice pour financer les activités de subsistance des jeunes et promouvoir l’autonomisation économique des femmes.

« Nous attendons sous peu les résultats d’une étude de faisabilité, et espérons avoir réponses à nos questions au niveau de la programmation, car un DIB pourrait fournir le capital initial pour répondre aux besoins des jeunes à grande échelle, en particulier pour les jeunes femmes et les filles, et offrir un système rigoureux de gestion et de supervision des performances pour maximiser l’efficacité », a affirmé Rita S. Karakas, Présidente et Chef de la Direction de Jeunesse Canada Monde.

Que sont les obligations à impact sur le développement?

Les obligations à impact sur le développement sont un sous-ensemble du financement basé sur les résultats, également appelé financement basé sur la performance ou « pay-by-success ».

Le financement basé sur les résultats se base sur une conception liée à des performances spécifiques ou des résultats généralement convenus à l’avance. Il prend la forme de contrats ou de transactions, comme les obligations à impact sur le développement. Les DIB sont des contrats dans lesquels les investisseurs privés paient d’avance les coûts de la mise en œuvre d’une intervention qui a lieu dans un pays en développement et sont mesurés par des mesures claires et prédéterminées.

Si l’intervention réussit à atteindre les objectifs prédéterminés, le « payeur au résultat » (outcome payer) remboursera le ou les investisseurs. Un organisme émetteur d’obligations recueille des fonds auprès d’investisseurs privés, d’organismes de bienfaisance ou de fondations. Ces fonds sont distribués aux fournisseurs de services (et responsables de la mise en œuvre de projets) pour couvrir les coûts d’exploitation. Si les résultats mesurables prédéterminés sont atteints, le payeur au résultat paie l’institution émettrice d’obligations. Le payeur au résultat dans les DIB est souvent une agence de développement, un gouvernement ou d’autres types bailleurs de fonds philanthropiques.

JCM suit avec attention les développements de ce nouvel instrument financier et attend avec impatience les résultats de l’étude de faisabilité. Avec plus de 46 ans d’expérience en développement et mise en œuvre de programmes pour les jeunes dans 69 pays, JCM a acquis une vaste expertise en suivi et évaluation, gestion de grands budgets de développement pluriannuels, élaboration et prestation de services de formation et de soutien aux moyens de subsistance des jeunes, dans un modèle de consortium. Tout ce qu’il faut pour aller de l’avant.

Nous suivrons de près la réunion du G7 à Whistler. Des solutions financières innovantes sont absolument nécessaires pour que notre communauté mondiale puisse atteindre les objectifs de développement durable et éradiquer définitivement la pauvreté.

À propos de Jeunesse Canada Monde

Jeunesse Canada Monde est dédié à l’enrichissement de la vie des jeunes de 35 ans et moins désireux de devenir des citoyens du monde informés et actifs. JCM offre des expériences d'apprentissage internationales des plus marquantes destinées à développer les connaissances, le leadership et autres compétences clés par le biais de projets communautaires durables. Depuis plus de 40 ans, 38 000 jeunes et 12 000 familles d’accueil ont participé à des programmes de JCM au Canada et à l’étranger.

Jeunesse Canada Monde est enregistré auprès de l’Agence du revenu du Canada à titre d’organisme de bienfaisance (# 118973999RR0001).

Source : Mary McGee, Agente des communications, Jeunesse Canada Monde, 514 931-3526 # 336, mmcgee@cwy-jcm.org.

Entrevue et information (photos disponibles):

Mary McGee
1 800 605-3526 #336
514 931-3526 # 336
mmcgee@cwy-jcm.org