Bulletin de décembre

Passage du flambeau : Accueil d’un nouveau président du conseil d’administration

Gauche: L’Honorable Rob Norris, Agent principal des relations gouvernementales, Centre canadien de rayonnement synchrotron, Président du conseil de JCM de 2015-2021
Droite: Dr. Michael Hawes, PDG de Fulbright Canada, nouveau président du conseil

L’honorable Rob Norris, Président JCM 2015-2021  

Ce fut un privilège de présider le conseil d’administration de Jeunesse Canada Monde.

En s’appuyant sur plus de 50 ans de succès dans l’habilitation, l’encouragement et l’engagement de jeunes leaders du Canada et du monde entier, CWY-JCM reste concentré sur son mandat principal. Les programmes de CWY-JCM correspondent aux besoins des jeunes et les aident à s’épanouir sur le plan personnel et professionnel, à renforcer les communautés au pays et à l’étranger, et à favoriser un pays plus inclusif pour tous et toutes

Généreusement appuyé par le gouvernement du Canada, CWY-JCM souligne l’importance de parfaire les compétences interculturelles et technologiques, de renforcer le sentiment de solidarité au sein de la population mondiale tout en offrant une preuve tangible de la politique étrangère inclusive du Canada.

Alors que le flambeau est passé à un nouveau président, le Dr Michael Hawes, je me dois de remercier le Dr Hawes pour ses services et son soutien envers CWY-JCM, ainsi que l’ensemble des membres de notre conseil. Un véritable lien d’amitié et de confiance a été créé. Ces remerciements sincères s’étendent également aux efforts inlassables de notre personnel, notamment de notre très compétente chef de la direction Susan Handrigan et de son compétent premier officier, Julien Michel.

Cet esprit de reconnaissance s’étend également à nos anciens et anciennes, nos donneurs et donneuses, nos volontaires et nos commanditaires gouvernementaux, d’entreprise et communautaires. Leur générosité contribue à soutenir les nombreux efforts de CWY-JCM.

Plus important encore, j’adresse un simple « merci » aux jeunes leaders de CWY-JCM – du Canada et d’ailleurs – qui servent d’inspiration à tant de personnes, reflétant et renforçant le meilleur du Canada grâce à une quête commune et incessante d’un pays meilleur et d’un monde plus pacifique, plus prospère et plus juste.

Dr Michael Hawes, nouveau président du conseil 

C’est à la fois un honneur et un privilège d’être invité à présider le conseil d’administration d’une organisation aussi digne et vénérable. Depuis plus de 50 ans, Jeunesse Canada Monde a établi la norme en ce qui concerne l’engagement des jeunes, la responsabilité sociale et la justice sociale, le tout dans un contexte d’équité et d’inclusion dans le monde en développement.

Si les réalisations de tous mes prédécesseurs me rendent humble, je suis particulièrement impressionné par le dévouement, l’engagement et le bon jugement de mon prédécesseur immédiat, Rob Norris. J’ai le privilège de connaître Rob depuis un certain temps et je n’ai pas été le moindrement surpris par son engagement et ses qualités de leader. L’organisation, et moi-même en tant que collègue, avons envers lui une dette de gratitude difficile à mesurer et encore plus difficile à rembourser. La bonne nouvelle est qu’il restera au conseil d’administration et qu’il me fournira un soutien et des conseils essentiels en ces temps difficiles.

Je suis également très impressionné par l’engagement et les compétences de notre chef de la direction, Susan Handrigan, et je compte sur le travail acharné et le bon jugement de notre personnel dévoué.

Le défi actuel, alors que nous sortons (espérons-le) des jours sombres de la pandémie et que nous imaginons un monde où nous pouvons à nouveau effectuer un travail significatif dans le monde en développement, est d’être très clair quant à notre vision, notre rôle et nos responsabilités. Nos priorités restent l’équité, la diversité, l’inclusion, l’accès et l’appartenance. Plus précisément, nous devons faire encore plus pour offrir ces possibilités, tout en engageant et en incluant davantage de jeunes femmes et de filles.

En fin de compte, notre vision comprend le soutien des jeunes au pays et de nos camarades à l’étranger et, en particulier, notre engagement et notre soutien envers les Autochtones au Canada.

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Souhait d’anniversaire de Terre-Neuve!

Merci Sarah :
Responsable du projet HerWASH

Sarah Limbombe a dirigé la participation de CWY-JCM dans le cadre du projet HerWASH : La santé menstruelle pour la santé et les droits sexuels et reproductifs. Ce projet de WaterAid vise à aborder la santé et l’hygiène menstruelles des femmes et des adolescentes comme une base pour améliorer la santé et les droits sexuels et reproductifs au Burkina Faso, au Libéria, en Sierra Leone et au Pakistan. En tant que sous-traitant, Sarah et CWY-JCM ont pour rôle de faire participer les jeunes aux activités du projet.

Nous avons rencontré Sarah pour qu’elle nous parle du programme:

Q : Comment résumeriez-vous votre travail avec HerWASH?

Sarah : À la base, le projet HerWASH consiste à créer des espaces qui permettent aux jeunes, en particulier aux filles et aux jeunes femmes, d’être autonomes et de le ressentir. Le contexte culturel dans lequel le projet était initialement mis en œuvre ne permettait pas aux jeunes de jouer un rôle actif dans leur propre développement. J’ai donc apporté un soutien et un renforcement des capacités aux équipes nationales et aux partenaires de mise en œuvre pour leur permettre de créer des environnements où les jeunes pouvaient acquérir des compétences interpersonnelles inestimables, grandir, exercer une influence sur leurs communautés et être autonomes. J’aimerais également espérer avoir été la voix des jeunes lorsqu’elles n’étaient pas présentes. 

Image grâce à WaterAid Canada

Q : Selon vous, quel a été l’effet du projet?

Sarah Le projet a donné aux jeunes que nous avons impliqués, en particulier aux jeunes femmes, l’occasion d’être intrépides. Ces personnes ont réalisé que, quoiqu’elles soient jeunes, leur voix compte; elles ont appris à prendre de l’espace et à être des leaders dans des communautés qui ne « permettent » pas ou n’acceptent pas que des jeunes fassent ce genre de choses. De plus, elles ont modifié leurs attitudes et leurs comportements concernant la santé et l’hygiène menstruelle, qui étaient le fruit de mythes et de tabous culturels profondément ancrés. 

Q : Quelle a été la meilleure partie du travail sur le projet HerWASH?

Sarah : La meilleure partie du travail sur le projet HerWASH est d’échanger avec les jeunes et de voir leurs changements dès le début. Ce fut si merveilleux de voir le changement de leur perception en tant que leaders, et la façon dont elles remettent en question les conversations culturelles au sujet de la gestion de l’hygiène menstruelle. C’est rassurant et encourageant, car nous savons que les objectifs que nous avons fixés sont atteints.  

Nous remercions profondément Sarah pour tout son travail et nous lui offrons nos meilleurs vœux! Pamela Yengayenge assumera la responsabilité du projet HerWash.

Pleins feux sur une ancienne :

Plus qu’un projet de recherche

Hannah Marcus, étudiante de l’Université d’Alberta, l’École de santé publique, à Mabinju, Kenya.

Voici Hannah Marcus 

Alors qu’elle termine sa maîtrise en sciences sur la résilience climatique au Kenya, Hannah Marcus, 23 ans, ancienne de CWY-JCM, veut changer la façon dont nous menons nos recherches à l’étranger.

Étudiante de l’Université de l’Alberta, Hannah s’est associée à l’ONG Kar Geno Center for Hope, basée à Asembo, au Kenya, pour rédiger sa thèse intitulée « Climate-Resilient WaSH Sector Development in the Lake Victoria Basin (LVB) ».

Hannah a participé à un échange de Jeunesse Canada Monde au Costa Rica lorsqu’elle était aux études secondaires. Elle a travaillé dans le domaine de la conservation de l’environnement en aidant à replanter des arbres dans une réserve biologique.

« L’expérience a vraiment éveillé mon intérêt pour la santé mondiale et les questions internationales. »

À partir de ce moment-là, Hannah a participé à de nombreux autres programmes d’échanges internationaux, et elle a rapidement compris qu’elle voulait étudier les questions liées à la conservation.

Ayant travaillé virtuellement avec l’ONG au Kenya, Hannah s’est déplacée jusqu’à Mabinju et a passé les mois suivants à interroger les membres et les partenaires de la communauté.

« J’ai décidé de faire ma thèse sur l’adaptation au climat en réponse à l’évolution du régime des pluies, a déclaré Hannah, en particulier les mesures d’adaptation liées à l’assainissement de l’eau et à l’hygiène. »

Certes, elle a recueilli beaucoup d’informations pertinentes à son projet de thèse, mais Hannah prend aussi très au sérieux sa relation avec les communautés et les personnes qu’elle interroge. « Je ne veux pas simplement contribuer à nouveau à cette dynamique de recherche basée sur l’échange de connaissances à sens unique qui est si typique des chercheurs du Nord qui vont dans le Sud », a-t-elle déclaré.

Selon la jeune étudiante à la maîtrise, de nombreux projets permettraient d’améliorer la résilience climatique de la population du bassin du lac Victoria. « Il semble y avoir un consensus sur ces trois choses que la population veut voir », a-t-elle déclaré.

Premièrement, la population veut que davantage d’arbres soient plantés dans les zones ciblées, pour aider à contrôler les glissements de terrain, l’érosion et la rétention d’eau dans le sol pendant les inondations. Ensuite, les membres de la communauté ont exprimé le besoin d’une plomberie solide et permanente, car les latrines à fosse sont vulnérables et problématiques lors des fortes pluies et des inondations. Enfin, les personnes interrogées ont dit à Hannah qu’elles aimeraient avoir des réservoirs d’eau permanents et plus grands, afin de pouvoir maximiser les ressources pendant la saison des pluies et mieux se préparer aux sécheresses.

« Les types de projets que nous recherchons ne sont pas ceux qui vont dépendre éternellement d’un produit ou d’un système externe, a déclaré Hannah.

Ce que nous recherchons, c’est quelque chose que les gens peuvent posséder eux-mêmes, et maintenir eux-mêmes, sans avoir constamment besoin de plus de finances et de ressources. »

Elle mentionne que ces types de projets existent déjà, mais qu’ils ne constituent pas une solution durable aux problèmes de changement climatique. Hannah en est encore à l’étape de la conception pour son projet, et elle recherche du soutien, tant en ce qui concerne le financement que les ressources.

Tout au long de ce travail, Hannah a été frappée par la compassion, la résilience et le soutien dont font preuve les membres de la communauté les uns envers les autres. Le capital social est ce qui est en jeu ici, dit-elle, « cette idée que la communauté est une protection importante contre les difficultés ».

« La population partage le fardeau commun, dit Hannah. [Je] me rends compte qu’une société qui n’est pas fondée sur l’individualisme fonctionne et que cela peut servir de protection en cas d’adversité. »

Si vous avez des idées sur la manière dont vous pouvez soutenir Hannah, où d’autres questions concernant sa recherche, communiquez avec elle à l’adresse hmarcus@ualberta.ca.

Programme pour les moyens d’existence et l’entrepreneuriat des femmes : Un aperçu

Au cas où vous l’auriez manqué
Volet  2 de la Série de conférences CWY-JCM : Empoigner l’avenir

Droite haute: Laurence LeBlanc, Gauche haute: Claudia Larosilière Droite dessous: Océane Yao, Gauche dessous: Alexandre Gosselin

Le 25 novembre, nous avons tenu le deuxième volet de notre série de conférences virtuelles pour recueillir des fonds, une discussion avec des jeunes intitulée « Empoigner l’avenir ».

Animé par le jeune Alexandre Gosselin, ancien de CWY-JCM et expert en développement international, l’événement a donné lieu à une discussion animée et inspirante avec trois jeunes du Canada issus d’horizons de connaissances très différents.

Océane Yao est agente de projet au Conseil Jeunesse Provincial, un organisme sans but lucratif qui représente les jeunes francophones du Manitoba. Laurence LeBlanc est étudiante en droit et chercheuse au Centre pour les droits de la personne et le pluralisme juridique de McGill. Claudia Larosilière est la cofondatrice de la petite entreprise Découverte Lokal, qui fait découvrir au Québec les œuvres d’artisans locaux par le biais d’une boîte d’abonnement saisonnière.

Ce deuxième événement s’est déroulé entièrement en français, avec les merveilleux services d’interprétation en anglais d’Isabelle Martiliani.

Les thèmes de la discussion étaient centrés sur les problèmes auxquels sont confrontés les jeunes d’aujourd’hui et sur les moyens par lesquels le Canada, et les jeunes en particulier, peuvent aspirer à une société meilleure. La discussion, qui a duré une heure, a donné lieu à des réflexions et des idées incroyables, dont seules quelques-unes sont présentées ici.

Malgré leurs carrières et leurs passions différentes, les jeunes femmes ont trouvé un terrain d’entente sur ce qui motive leur travail. Toutes trois ont convenu que les questions les plus urgentes pour le Canada et les jeunes du monde entier sont les problèmes croisés de l’inégalité, du racisme/de l’oppression et du changement climatique.

« Certaines vies sont plus valorisées que d’autres dans le monde que nous vivons actuellement, a déclaré Laurence, mais si on regarde à l’histoire, c’est souvent le cas que cette valeur vient de la dévalorisation des autres. Quand les gens sont déshumanisés, ce n’est pas bien pour nos aspirations communes, donc je suis motivé par cette réhumanisation. »

Bien que nous ayons tous des expériences de vie différentes, les intervenantes ont suggéré que nous pouvons créer une société plus équitable en trouvant un terrain d’entente. « Si je prends mon exemple, je suis Ivoirienne, a dit Océane, la Côte d’Ivoire c’est un pays qui a été colonisé par la France, et il y a plusieurs pays qui ont été colonisés, et bien que ce ne soit pas les mêmes douleurs, mais le fait de pouvoir au moins commencer à établir une relation en se basant les similarités, pour au moins créer cette relation entre les peuples autochtones et les nouveaux arrivants. »

Un membre de l’audience a demandé aux trois femmes ce qu’elles pensent de l’avenir : ont-elles de l’espoir ou de la crainte?

« Je suis en train de me dire que, si on n’a pas espoir, qui aura l’espoir pour nous? »

a mentionné Claudia. S’inspirant de l’expérience qu’elle a vécue plus tôt dans la journée en discutant avec un auteur au Salon du Livre, elle a expliqué comment il considère la peur comme le principal ennemi de l’espoir.

« Il disait que la peur était le contraire de tout, le contraire de l’amour, le contraire de la détermination, a-t-elle dit. Quand on fait quelque chose par peur, on ne fait rien. Mais quand on fait quelque chose par amour, on se donne, on vit, on contribue justement au changement. Donc non, je n’ai pas peur, je garde tout mon espoir, je donne mon amour au monde. »

Alexandre a demandé au groupe quels conseils elles donneraient aux jeunes qui cherchent à s’impliquer dans le changement.

« Le conseil que je vous donnerai, ce serait de combiner passion et savoir, a conseillé Océane. Si vous êtes passionné par la réduction des inégalités, a-t-elle ajouté, vous devez vous assurer d’aller écouter des histoires, de suivre des ateliers et de vous engager auprès de personnes qui ont vécu telle ou telle injustice, car nous avons parfois des préjugés sans le réaliser.

Regardez l’intégralité de la conversation sur YouTube, et restez à l’écoute pour notre prochain volet de la série de conférences qui aura lieu en janvier!

 

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