Bulletin de février

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Leçons et solutions en matière de migration irrégulière des enfants : feuilles de route

« Cherchez une raison pour rester dans votre pays, » 

a déclaré Susan Ormiston le 9 février, lors d’une discussion sur la migration irrégulière des enfants. « Imaginez dans certains de nos pays, si nos enfants pensaient tout le temps à partir et à tout risquer, c’est une grande décision, et ce dont on parle ici c’est de leur donner une autre option. » 

Au début du mois, nous avons participé à un forum virtuel organisé par Children Believe, afin de discuter des leçons et des idées générées par le programme quinquennal pour la prévention de la migration irrégulière des enfants en Amérique centrale et au Mexique (PICMA). Le programme est né d’un effort conjoint, mené par Children Believe en collaboration ChildFund Alliance, Jeunesse Canada Monde, Educo, ainsi que d’autres organismes. 

La discussion virtuelle était animée par la célèbre correspondante en chef de CBC, Susan Ormiston. En tant que journaliste, elle a couvert la question de la migration irrégulière dans les pays d’Amérique centrale, ce qui l’a amenée en 2018 à marcher avec une caravane de migrants sud-américains en route vers la frontière sud des États-Unis.  

« J’ai rencontré une famille au Mexique qui vivait depuis un an dans un refuge proche de la frontière parce qu’elle avait été refoulée à la frontière américaine, rapportait Ormiston. Elle [la mère] était enseignante et elle pleurait en me racontant comment leur vie était dans les limbes, pratiquement paralysée puisqu’ils ne pouvaient ni avancer, ni retourner au Honduras. » 

Ormiston expliquait aux auditeurs qu’un flux constant de 281 millions de migrants internationaux se déplace d’un endroit à l’autre. Les gens migrent pour de nombreuses raisons, mais la migration irrégulière, c’est-à-dire la migration en dehors des voies sûres et légales, est souvent motivée par un contexte de violence, de pauvreté, de manque d’opportunités et d’absence d’engagement communautaire, sans oublier le regroupement familial.  

De nombreuses personnes qui migrent ont le sentiment de ne pas avoir d’autre choix, et la pandémie n’a fait qu’exacerber la situation.  

« Les enfants se situent de plus en plus au cœur des migrations mondiales, déclarait Meg Gardinier, secrétaire générale de ChildFund Alliance. En 2020, l’UNICEF a indiqué que dans le monde entier, plus de 33 millions d’enfants avaient été déplacés de force. » 

« Ceux qui recourent aux voies de migration irrégulière, a ajouté Fred Witteveen, PDG de Children Believe, en particulier les filles et les jeunes femmes, s’embarquent dans un voyage périlleux, où elles ne sont protégées contre aucun danger et se trouvent confrontées aux multiples violations des droits de la personne, exposées à la traite, à l’exploitation et aux abus. » 

Les enfants qui migrent seuls, et ils sont nombreux, sont particulièrement vulnérables face à ces dangers. « Nous avons vu des enfants extrêmement jeunes voyager sans aucun accompagnateur, livrés aux passeurs », a déclaré Dana Graber Ladek, chef de mission à l’Organisation internationale pour les migrations des Nations unies.  

Le programme PICMCA, ou CONFIO en espagnol, a été conçu pour répondre aux besoins des enfants et des jeunes migrants en Amérique centrale et au Mexique. Le PICMCA est unique car il a adopté une approche préventive aux questions relatives à la migration irrégulière en cherchant à améliorer la vie des enfants et des jeunes qui risquent de migrer.  

« Pour moi, c’est une première expérience en tant que participante active à un projet. Il [le projet] nous a outillés pour aider d’autres jeunes, à travers le partage des connaissances et des pratiques », a ajouté Gardinier lors de sa conversation avec un participant au programme PICMCA. 

Le projet a rejoint des personnes issues de 155 communautés à risque en Amérique centrale et au Mexique, a déclaré aux auditeurs Maria Isabel Lopez, directrice nationale de Children Believe Nicaragua. Elle a précisé que le projet a touché 1,2 million de personnes, dont 54% sont des femmes et des filles.  

Susan Handrigan, présidente et directrice générale de CWY-JCM, a clos la discussion de la journée en lançant plusieurs appels à l’action. Elle a sollicité les intervenants afin qu’ils investissent davantage dans la jeunesse et qu’ils renforcent les pratiques de gouvernance mondiale pour une migration sûre. Elle leur a également demandé d’intensifier le dialogue entre les jeunes à risque et les décideurs, et de promouvoir la résilience économique – en particulier chez les femmes et les filles. Enfin, elle a invité les participants à explorer des solutions aux problèmes liés aux changements climatiques dans la mesure où ils sont associés à une exacerbation des migrations irrégulières. 

« Nous sommes convaincus qu’un engagement à long terme vis-à-vis des jeunes, moteurs de la transformation sociale et du développement économique, est essentiel pour bâtir des sociétés plus prospères, plus saines, plus sûres et plus pacifiques », a conclu Handrigan. 

Sondage auprès des jeunes Autochtones : STEM (science, technologie, ingénierie et maths) et culture numérique

Bonne nouvelle ! Notre équipe chargée des initiatives Autochtones travaille actuellement sur deux nouveaux programmes. L’amélioration des compétences en STEM et culture numérique a été identifiée comme un facteur clé pour la réussite dans les emplois de l’avenir. Comme l’a bien dit Neil Postman en 1998 dans ses cinq thèses sur la technologie, « le changement technologique n’est pas additif ; il est écologique, ce qui signifie qu’il transforme tout et donc qu’il est trop important pour être laissé entièrement entre les mains de Bill Gates ». 

Nous travaillons avec les associations et les communautés Autochtones pour nous assurer que la mise en œuvre des nouveaux programmes soit à la fois collaborative et inclusive. Nous nous sommes également engagés à offrir une programmation qui soit alimentée et pilotée par les jeunes. À ce titre, nous avons élaboré un sondage qui aura un impact direct sur son élaboration. Si vous avez entre 15 et 29 ans, profitez-en pour participer à ce processus ! Pour tous les autres, vous êtes invités à partager cette opportunité avec votre réseau. Nous voulons toucher le plus grand nombre possible de jeunes Autochtones. 

Pleins feux sur les anciens : des frères de mondes différents

Lester et Andrew dans un champ de canne à sucre près du village de Taguasco, à Cuba.

Lorsque Lester Triguero est arrivé au Canada en 1996, c’était la première fois qu’il prenait l’avion et la première fois qu’il quittait son pays. Originaire d’une ville rurale de Cuba, Lester étudiait pour devenir enseignant lorsqu’il a envoyé sa demande pour participer à un échange organisé par Jeunesse Canada Monde.  

« C’est formidable d’avoir la possibilité de voyager en tant que Cubain, a déclaré Lester. Difficile de décrire avec des mots à quel point j’étais heureux », a-t-il ajouté après avoir été accepté dans le programme. 

Pour que les Cubains puissent quitter le pays, ils doivent obtenir un permis du gouvernement, ce qui coûte de l’argent et n’est pas toujours accordé. Mais JCM s’est associé au ministère cubain de l’éducation pour permettre à 21 étudiants de l’école normale de se rendre au Canada afin de poursuivre leur formation d’enseignants.   

C’est ainsi que Lester a rencontré son « frère canadien », Andrew Browning, étudiant de première année à l’université, l’un des 21 Canadiens participant au même programme de JCM. Au cours des sept mois suivants, Lester et Andrew ont passé presque tout leur temps ensemble.  

Lester surplombant le village de Jasper, Alberta.

D’abord, ils ont voyagé avec un groupe de sept Canadiens et sept Cubains pour aller s’installer dans la ville de Loyd Minster, une petite communauté à la frontière entre l’Alberta et la Saskatchewan. Là, ils ont travaillé dans une école secondaire, partageant des lits superposés dans leurs familles d’accueil. « Lester ronflait terriblement », se souvient Andrew en éclatant de rire. 

 « C’est toute une expérience, a déclaré Andrew. On a d’abord formé un groupe de participants disparate, avec un des expériences de vie très variées. Ce groupe s’est ensuite déplacé dans une nouvelle communauté en important sept Cubains. « Tout un défi, a-t ’il ajouté, pour apprendre à communiquer, travailler en équipe et vivre de façon indépendante ». 

Andrew (droite) et un équipe de garçons travaillant à un distributeur d’agricole à Taguasco.

À Cuba, Lester et Andrew ont vécu dans une autre famille d’accueil, cette fois dans une petite ville de la province de Sancti Spiritus. Ils y ont fait de nombreux stages, notamment comme entraîneurs de baseball, en collectant des produits pour les distribuer à la communauté et même en travaillant dans une fabrique de cigares !  

« Ça a profondément changé ma façon de voir le monde et ma place dans le monde, a déclaré Andrew. Ça m’a permis de développer de solides amitiés aussi, n’est-ce pas Lester ? ». 

 

« 100 % positif, oui, c’est en plein ça, a convenu Lester, je peux dire que Drew est ma famille ». 

 Andrew et Lester sont resté très liés, même longtemps après la fin du programme, et il y a quelques années Lester a immigré aux États-Unis avec l’aide d’Andrew. Aujourd’hui, il enseigne l’anglais comme deuxième langue à des élèves du secondaire. « C’est merveilleux de pouvoir enrichir mes cours en partageant ces expériences de vie, a déclaré Lester. J’aimerais que ce programme continue, et que d’autres gens comme moi puissent profiter des mêmes opportunités que j’ai eues ». 

 Si vous avez un témoignage de parcours avec JCM que vous souhaitez partager, contactez-nous ! Ou remplissez ce formulaire google. 

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