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mar, 4 mars 2014

Point de vue : Mon expérience en Ukraine

UkraineBUne histoire compte toujours différentes interprétations. En tant que jeune volontaire Jeunesse Canada Monde ayant récemment vécu en Ukraine alors qu’éclatait le mouvement de contestation populaire baptisé « Euromaïdan », j’aimerais apporter, à la lumière des récents événements, ma version des faits et donner quelques précisions que beaucoup de mes compatriotes canadiens ignorent sans doute sur l’Ukraine et son peuple.

Le peuple ukrainien est l’un des plus aimable, patient et accueillant que j’aie eu le privilège de rencontrer. Souvent, pendant mon séjour en Ukraine, je lisais des articles issus des médias occidentaux et je recevais des messages de la part de ma famille et de mes amis, paniqués par la situation sur place. S’il est vrai qu’il y avait des manifestations dans différentes régions du pays, la majorité de ces manifestations se déroulaient paisiblement et calmement. Il s’agissait, pour les manifestants, de démontrer leur soutien aux manifestants de Kiev et à leur opposition à une décision du gouvernement.

En septembre 2013, je me suis lancée dans mon aventure Jeunesse Canada Monde entre Sudbury, en Ontario et Ostroh, en Ukraine. C’était aussi la première fois que je partais à la rencontre du peuple ukrainien et que j’avais la chance d’en découvrir la culture. Au cours des premières semaines de notre programme, j’ai fait la connaissance de mes nouveaux amis ukrainiens. Je m’étais cassé une jambe peu avant et les Ukrainiens étaient tout le temps en train de me proposer leur aide ou de m’encourager. Ils étaient toujours disponibles pour répondre au moindre de mes besoins alors que, dans le fond, ils me connaissaient à peine. À notre arrivée à Sudbury, nous nous sommes beaucoup impliqués auprès de la Fédération ukrainienne locale. Pendant plusieurs mois, tandis que nous participions à la confection de cigares au chou et de Varenycky, que nous dansions et que nous chantions des chants traditionnels lors du festival Yamarock annuel, je me suis rendu compte, au contact des Ukrainiens, que cette culture était riche d’une absolue générosité, d’une fierté et d’une gentillesse à toute épreuve. Non seulement la Fédération ukrainienne a mis son espace à notre disposition chaque semaine pour nos journées d’activités éducatives, mais elle nous a souvent invités à rester manger sur place une fois nos ateliers terminés, allant jusqu’à cuisiner quelque chose spécialement pour nous. Les membres de la Fédération faisaient leur possible pour nous impliquer dans un maximum d’activités, prendre part à la vie de l’organisation et faire la connaissance de tout le monde. Lorsque nous avons quitté Sudbury, ces résidents ukrainiens locaux nous ont donné de merveilleux cadeaux en plus de l’inoubliable expérience qui aura eu sur ma vie un impact unique.

Une fois en Ukraine, j’ai compris que cette incroyable expérience ne faisait que commencer. Pour l’anglophone que je suis, apprendre une langue slave est l’une des choses les plus difficiles que j’aie eu à faire. Mon niveau en ukrainien était très faible en dépit de mes efforts persistants et continus pour pratiquer la langue avant même de quitter le Canada. Les premières semaines en Ukraine n’ont pas été simples pour ce qui est de la communication. Je ne maîtrisais que peu de mots clés et ma grammaire était approximative. J’ai dû dire bien des choses incompréhensibles, mais j’ai pourtant été accueillie avec plus de patience que je n’aurais pu l’imaginer. Les gens m’écoutaient faire péniblement une phrase avant de m’en proposer une version correcte, de me faire un dessin, de me montrer 15 produits différents dans les rayons et, parfois, de jouer à un jeu de charade improvisé. Autour de Noël, j’ai eu la possibilité de me rendre dans la famille d’Olia, mon homologue, qui ne vivait pas dans notre communauté d’accueil. Chez ses parents, il y avait au mur un tapis que j’avais trouvé magnifique. Je l’avais dit à la mère d’Olia. Quelques jours plus tard, alors que j’allais repartir, les parents d’Olia m’ont offert ce tapis. Ils l’avaient détaché de leur mur pour me le donner, à moi, rien que pour me faire plaisir.

Lorsque nous voyageons, nous rencontrons des gens dont la personnalité et les valeurs peuvent différer des nôtres. La majorité des Ukrainiens que j’ai eu le privilège de rencontrer et de découvrir au cours de cette expérience étaient tellement positifs, pleins de vie, aimables et généreux ! Je ressens une infinie gratitude envers le peuple ukrainien dont j’admire la force et la capacité, en ces temps difficiles, à continuer avec tant de grâce et de dignité.

Merci,
Michaela Pye

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À propos de Jeunesse Canada Monde

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Source : Mary McGee, Agente des communications, Jeunesse Canada Monde, 514 931-3526 # 336, mmcgee@cwy-jcm.org.

Entrevue et information (photos disponibles):

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